Que faire au Nouveau-Brunswick : 20 incontournables, région par région

La seule province officiellement bilingue du Canada, entre marées de Fundy, plages chaudes de la côte acadienne et vallée du fleuve Saint-Jean. Nos 20 incontournables, classés par région, avec un itinéraire de 7 jours.

Bgilst · CC BY 4.0 · Wikimedia Commons

On traverse souvent le Nouveau-Brunswick en route vers la Nouvelle-Écosse ou l’Île-du-Prince-Édouard. C’est une erreur : la province a de quoi remplir une semaine entière, voire deux. Elle a aussi une particularité unique au pays : c’est la seule province officiellement bilingue, et environ le tiers de sa population est francophone, en grande partie acadienne. Ici, on peut voyager en français presque partout au nord et à l’est.

Vu d’Edmundston, au nord-ouest de la province, voici nos 20 incontournables, regroupés en quatre grandes régions pour faciliter la planification.

En bref

  • Durée conseillée : 7 jours pour l’essentiel, 10 à 14 jours pour la province en profondeur.
  • Meilleure période : de juin à septembre ; fin septembre-début octobre pour les couleurs.
  • Langues : français et anglais ; le nord et la côte est sont majoritairement francophones.
  • Accès : autoroute 2 (Transcanadienne) depuis le Québec par Edmundston ; aéroports de Moncton, Fredericton et Saint John.
  • Fuseau horaire : heure de l’Atlantique (une heure de plus qu’au Québec).
Dans ce guide
  1. La côte de Fundy : marées et falaises
  2. La côte acadienne : plages et culture
  3. La vallée du fleuve Saint-Jean : de Fredericton à Edmundston
  4. Le nord sauvage
  5. Itinéraire suggéré : 7 jours au Nouveau-Brunswick
  6. Temps de route
  7. Goûter l’Acadie
  8. Idées pour un jour de pluie
  9. Où dormir au Nouveau-Brunswick ?
  10. Combien de temps prévoir par région ?
  11. Questions fréquentes
  12. Sources

La côte de Fundy : marées et falaises

1. Hopewell Rocks

Le site le plus célèbre de la province : à marée basse, on marche au fond de l’océan entre des rochers en forme de pots de fleurs ; à marée haute, on les contourne en kayak. Le parc provincial est ouvert en saison (du 15 mai au 25 octobre en 2026) et le billet est valide deux jours consécutifs. Consultez la table des marées avant d’y aller. Tous les détails dans notre guide de la baie de Fundy.

2. Le parc national Fundy

Forêts, cascades (dont les chutes Dickson), pont couvert de Point Wolfe et criques à marée basse, avec le village d’Alma et son homard à l’entrée du parc.

3. Le Sentier Fundy

Une route panoramique d’environ 30 km entre St. Martins et le secteur de Sussex, avec belvédères, plages, pont suspendu et la gorge de Walton Glen. Ouvert de la mi-mai à la mi-octobre environ.

4. Saint John et ses chutes réversibles

La plus ancienne ville constituée du Canada (1785) est réputée pour ses chutes réversibles, où le courant du fleuve s’inverse avec la marée, son marché couvert et le géoparc mondial UNESCO Stonehammer.

5. Saint Andrews et les baleines

Ville balnéaire historique au bord de la baie de Passamaquoddy : maisons anciennes, jardins de Kingsbrae, croisières d’observation des baleines de juin à octobre, et Ministers Island, accessible à marée basse par un banc de sable.

6. L’île Grand Manan

Une heure et demie de traversier depuis Blacks Harbour pour des falaises, des phares, des villages de pêcheurs et des oiseaux marins. Une parenthèse hors du temps.

La côte acadienne : plages et culture

7. Shediac et la plage Parlee

La « capitale mondiale du homard » (et sa sculpture de homard géant) est aussi l’une des stations balnéaires les plus populaires des Maritimes. Au parc provincial de la Plage-Parlee, l’eau du détroit de Northumberland est parmi les plus tempérées de la région en été.

8. Bouctouche : la Dune et le Pays de la Sagouine

La Dune de Bouctouche, que l’on découvre par une longue promenade de bois au centre écologique Irving, est l’une des rares grandes dunes de la côte nord-est de l’Amérique. À deux pas, Le Pays de la Sagouine fait revivre en théâtre et en musique l’univers d’Antonine Maillet, sur une petite île. Saison 2026 : du 21 juin au 6 septembre.

9. Le parc national Kouchibouguac

Lagunes, dunes, marais salés, forêts et environ 60 km de pistes cyclables. La plage Kellys, accessible par une promenade de bois au-dessus des marais, est un incontournable. Le parc est aussi l’un des meilleurs endroits de la province pour observer les phoques et les oiseaux de rivage.

10. Caraquet et le Village historique acadien

Capitale culturelle de l’Acadie, Caraquet vibre chaque été au rythme du Festival acadien et surtout du Tintamarre du 15 août, Fête nationale de l’Acadie. Tout près, le Village historique acadien reconstitue la vie acadienne de 1770 à 1949 avec des interprètes costumés (saison 2026 : du 4 juin au 26 septembre).

11. Lamèque et Miscou

Au bout de la Péninsule acadienne, les îles Lamèque et Miscou offrent des tourbières, des plages sauvages, et le phare de Miscou au bout de la route.

12. Moncton et le mascaret de la Petitcodiac

La plus grande ville de la province est une base pratique, avec la célèbre Côte magnétique et le mascaret, une vague qui remonte la rivière Petitcodiac à marée montante (consultez les heures prévues).

La vallée du fleuve Saint-Jean : de Fredericton à Edmundston

13. Fredericton

La capitale provinciale séduit par son centre historique (le quartier de la Garnison), la Galerie d’art Beaverbrook et ses sentiers le long du fleuve Saint-Jean.

14. Kings Landing

Près de Fredericton, ce village d’histoire vivante fait revivre la vie rurale du Nouveau-Brunswick au XIXe siècle.

15. Le pont couvert de Hartland

Avec ses 391 mètres, c’est le plus long pont couvert du monde. Le traverser en voiture (ou à pied) est un rite de passage.

16. La gorge de Grand-Sault

À Grand-Sault, le fleuve Saint-Jean plonge dans une gorge spectaculaire. Belvédères, sentiers et passerelles permettent de l’admirer sous plusieurs angles ; le débit varie selon les saisons et la gestion du barrage.

17. Edmundston et le Madawaska

Porte d’entrée depuis le Québec, Edmundston est le cœur de la « République du Madawaska » et de la culture brayonne. Ne manquez pas le Jardin botanique du Nouveau-Brunswick, le parc linéaire interprovincial Petit-Témis (134 km de piste cyclable jusqu’à Rivière-du-Loup) et, l’été, la Foire Brayonne, l’un des grands festivals francophones de l’Est du Canada.

Le nord sauvage

18. Le parc provincial du Mont-Carleton

Le mont Carleton (environ 820 m) est le plus haut sommet des Maritimes. Le parc, vaste et peu fréquenté, est un paradis pour la randonnée, le canot et l’observation des étoiles.

19. La baie des Chaleurs et Campbellton

De Bathurst à Campbellton, la baie des Chaleurs offre plages, villages et vues sur la Gaspésie de l’autre côté de l’eau. Depuis Campbellton, la Gaspésie n’est qu’à un pont.

20. Les petites routes et les ponts couverts

La province compte encore plusieurs dizaines de ponts couverts. Prenez le temps de sortir de l’autoroute : c’est là que le Nouveau-Brunswick se révèle.

Itinéraire suggéré : 7 jours au Nouveau-Brunswick

JourProgrammeNuit
1Edmundston (Jardin botanique), Grand-Sault, pont de HartlandFredericton
2Fredericton et Kings LandingFredericton
3Saint Andrews : baleines et Ministers IslandSaint Andrews
4Saint John, St. Martins, Sentier FundyAlma
5Parc national Fundy, Hopewell RocksMoncton
6Shediac, Bouctouche, KouchibouguacKouchibouguac / Richibucto
7Caraquet et le Village historique acadienCaraquet

Depuis Caraquet, rentrez vers le Québec par la baie des Chaleurs et la Gaspésie, ou par l’intérieur de la province. Adaptez les jours 4 et 5 aux heures des marées.

Temps de route

Le Nouveau-Brunswick est plus grand qu’il n’y paraît : planifiez vos trajets. Temps approximatifs sans arrêt : Edmundston–Fredericton, environ 3 heures ; Fredericton–Saint-Jean, environ 1 h 15 ; Saint-Jean–Alma, environ 1 h 30 ; Alma–Moncton, environ 1 heure ; Moncton–Shediac, environ 25 minutes ; Moncton–Caraquet, environ 3 heures. Ajoutez du temps pour les arrêts photo, les travaux routiers et la circulation estivale sur les routes côtières. Depuis la ville de Québec, comptez environ 3 heures jusqu’à Edmundston par l’autoroute 20 puis l’autoroute 85 (ex-route 185).

Goûter l’Acadie

Impossible de visiter la côte acadienne sans goûter sa cuisine : la poutine râpée (boulette de pomme de terre farcie de porc), le fricot au poulet, le pâté à la râpure et, pour le dessert, les pets de sœur. Ajoutez le homard de Shediac, les huîtres de la Péninsule acadienne et les fruits de mer de la baie de Fundy. Les marchés de Moncton, de Dieppe et de Saint John sont de bonnes adresses pour découvrir les produits locaux.

Idées pour un jour de pluie

  • Les musées et galeries de Fredericton et de Saint John, dont la galerie d’art Beaverbrook et le Musée du Nouveau-Brunswick.
  • Le marché City Market de Saint John, couvert, pour les produits locaux.
  • Le Village historique acadien, près de Caraquet, où de nombreux bâtiments sont intérieurs et où les animateurs travaillent beau temps, mauvais temps.
  • Hopewell Rocks sous la pluie : la marée, elle, ne prend pas congé, et il y a moins de monde. Prévoyez de bonnes bottes.

Où dormir au Nouveau-Brunswick ?

Pour limiter les changements d’hébergement, choisissez deux ou trois bases selon vos priorités :

  • Alma ou Saint Andrews pour la baie de Fundy : la première pour le parc national et Hopewell Rocks, la seconde pour les baleines et le charme historique.
  • Moncton ou Shediac pour la côte acadienne du sud-est : Moncton a l’offre la plus large d’hôtels et de restaurants, Shediac l’ambiance balnéaire.
  • Caraquet pour la Péninsule acadienne et le Village historique acadien.
  • Edmundston ou Fredericton pour la vallée du fleuve Saint-Jean.

En juillet et en août, réservez tôt sur la côte (Alma, Saint Andrews, Shediac) et les campings des parcs nationaux. Hors saison, de nombreuses auberges et attractions ferment : vérifiez toujours les dates d’ouverture.

Combien de temps prévoir par région ?

RégionDurée conseilléePour qui
Côte de Fundy3 à 4 joursNature, marées, randonnée, baleines
Côte acadienne2 à 4 joursPlages, culture acadienne, famille
Vallée du fleuve Saint-Jean1 à 2 joursHistoire, routes panoramiques
Nord (Mont-Carleton, baie des Chaleurs)1 à 3 joursGrand air, tranquillité

Voyager en français au Nouveau-Brunswick

Dans le nord-ouest (Madawaska), la Péninsule acadienne et le sud-est (Moncton, Shediac, Bouctouche), le français est courant. Les services gouvernementaux et les parcs nationaux offrent des services dans les deux langues partout dans la province.

  • Une grande variété : marées uniques, plages chaudes, forêts, culture acadienne.
  • Moins fréquenté que ses voisins, avec des prix souvent plus doux.
  • On peut voyager en français dans une grande partie de la province.
  • Distances importantes entre les régions : une voiture est indispensable.
  • Saison touristique courte ; beaucoup d’attraits ferment après la fête du Travail.
  • Météo variable et brouillard fréquent sur la côte de Fundy.

Questions fréquentes

Que faire au Nouveau-Brunswick en une semaine ?

Combinez la côte de Fundy (Saint Andrews, Sentier Fundy, parc national Fundy, Hopewell Rocks) et la côte acadienne (Shediac, Bouctouche, Kouchibouguac, Caraquet), avec une journée dans la vallée du fleuve Saint-Jean au départ ou au retour.

Quelle est la meilleure période pour visiter le Nouveau-Brunswick ?

De juin à septembre, quand tous les attraits sont ouverts. Juillet et août sont parfaits pour les plages de la côte acadienne ; fin septembre est superbe pour les couleurs d’automne.

Parle-t-on français au Nouveau-Brunswick ?

Oui. C’est la seule province officiellement bilingue du Canada et environ le tiers des habitants sont francophones, surtout dans le nord, la Péninsule acadienne et le sud-est.

Où se baigner au Nouveau-Brunswick ?

Sur la côte acadienne, où l’eau est plus tempérée : plage Parlee à Shediac, Kouchibouguac, et les plages de la Péninsule acadienne. La baie de Fundy est très froide.

Le Nouveau-Brunswick est-il à la même heure que le Québec ?

Non, la province est à l’heure de l’Atlantique : il est une heure plus tard qu’au Québec. Seule exception côté québécois : les Îles-de-la-Madeleine vivent elles aussi à l’heure de l’Atlantique.

Sources