Île-du-Prince-Édouard en 5 jours : itinéraire, plages et conseils pratiques

Cinq jours pour faire le tour de l'Île-du-Prince-Édouard : arriver par le pont, repartir par le traversier, et entre les deux Charlottetown, les plages du parc national, Anne aux pignons verts, l'Acadie de la Région Évangéline et la côte est.

Andrea Schaffer from Sydney, Australia · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

Avec ses falaises rouges, ses champs de pommes de terre qui descendent jusqu’à la mer, ses phares et ses plages de sable fin, l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) est la plus petite province du Canada, mais pas la plus vite visitée. L’île mesure environ 224 km de long : on peut la traverser en quelques heures, mais il faut cinq jours pour en savourer les trois grandes régions sans courir.

L’astuce de cet itinéraire : arriver par le pont de la Confédération et repartir par le traversier (ou l’inverse). Vous ne revenez jamais sur vos pas et vous ne payez qu’un seul passage, au moment de quitter l’île.

En bref

  • Durée : 5 jours (3 jours pour un aperçu, 7 jours pour la totale).
  • Accès : pont de la Confédération (12,9 km, ouvert 24 h sur 24) depuis le Nouveau-Brunswick, ou traversier Caribou (N.-É.)–Wood Islands (75 min, saisonnier).
  • Péage : perçu uniquement en quittant l’île, pour l’aller-retour, que vous partiez par le pont ou par le traversier.
  • Meilleure période : de juillet à début septembre pour la baignade ; juin et septembre pour le calme.
  • Bases : Charlottetown, Cavendish ou North Rustico, Summerside.
Dans ce guide
  1. Se rendre à l’Île-du-Prince-Édouard
  2. Jour 1 : le pont, la Région Évangéline et la pointe nord-ouest
  3. Jour 2 : Cavendish, Anne aux pignons verts et les plages du parc national
  4. Jour 3 : Brackley, le phare de Covehead et Charlottetown
  5. Jour 4 : Charlottetown et Victoria-by-the-Sea
  6. Jour 5 : la côte est, Basin Head et East Point
  7. Récapitulatif de l’itinéraire
  8. Les plus belles plages de l’Île-du-Prince-Édouard
  9. Que manger sur l’île ?
  10. Se déplacer et se loger sur l’île
  11. Avec des enfants
  12. Trois jours au lieu de cinq ?
  13. Conseils pratiques
  14. Quand partir à l’Île-du-Prince-Édouard ?
  15. Questions fréquentes
  16. Sources

Se rendre à l’Île-du-Prince-Édouard

Le pont de la Confédération relie Cap-Jourimain (Nouveau-Brunswick) à Borden-Carleton. Long de 12,9 km, il se traverse en une dizaine de minutes, sans réservation. Le péage est perçu à la sortie de l’île, au poste de Borden-Carleton, et couvre l’aller-retour (argent comptant, Interac et cartes de crédit acceptés).

Le traversier de Northumberland Ferries relie Caribou, près de Pictou (Nouvelle-Écosse), à Wood Islands en 75 minutes. Le service est saisonnier, avec plusieurs départs par jour en été. Réservez en haute saison et présentez-vous à l’embarquement au moins 40 minutes avant le départ. Ici aussi, on paie en quittant l’île.

En avion, l’aéroport de Charlottetown est desservi notamment depuis Montréal, Toronto et Halifax selon la saison.

La bonne combinaison

Venant du Québec ou du Nouveau-Brunswick : entrez par le pont, sortez par le traversier vers la Nouvelle-Écosse pour enchaîner avec Halifax ou la Cabot Trail. Vous ne payez que le traversier.

Jour 1 : le pont, la Région Évangéline et la pointe nord-ouest

Après le pont, cap à l’ouest. La Région Évangéline, autour d’Abram-Village et de Mont-Carmel, est le cœur de l’Acadie de l’île : églises, coopératives, musique et accueil en français. À Miscouche, le Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard retrace l’histoire des Acadiens de l’île, de la Déportation à aujourd’hui.

Continuez vers le nord-ouest par la route côtière North Cape : falaises rouges, ports de pêche et le phare de West Point, rayé noir et blanc. Tout au bout, à North Cape, un centre d’interprétation et un parc éolien dominent la pointe où se rencontrent le golfe et le détroit de Northumberland. Nuit à Summerside ou dans la région.

Jour 2 : Cavendish, Anne aux pignons verts et les plages du parc national

Direction la côte nord et le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, un mince ruban de dunes, de plages et de falaises de grès rouge.

À Cavendish, le lieu patrimonial Green Gables, géré par Parcs Canada, fait revivre l’univers de Lucy Maud Montgomery, l’autrice d’Anne… la maison aux pignons verts (1908). La ferme, les sentiers du « Bois hanté » et de « l’Allée des amoureux » enchantent les fans du roman, mais aussi les autres.

L’après-midi, profitez de la plage de Cavendish et du court sentier des dunes de Cavendish. En soirée, rejoignez North Rustico pour sa promenade au bord du port, ou New Glasgow pour un traditionnel souper au homard. Nuit à Cavendish ou North Rustico.

Jour 3 : Brackley, le phare de Covehead et Charlottetown

Longez la côte du parc national vers l’est : plages de Brackley et de Stanhope, l’élégant hôtel historique Dalvay-by-the-Sea, et le petit phare de Covehead, photogénique au milieu des dunes. Les pistes cyclables du parc longent la mer : louez des vélos pour une heure ou deux.

En fin de journée, installez-vous à Charlottetown. La capitale est considérée comme le « berceau de la Confédération » : c’est ici que s’est tenue, en 1864, la conférence qui a mené à la création du Canada. Promenez-vous dans les rues du centre historique, le long de Victoria Row et sur le front de mer de Peake’s Wharf.

Jour 4 : Charlottetown et Victoria-by-the-Sea

Gardez la matinée pour Charlottetown : musées, galeries, boutiques et cafés, ou une sortie en bateau dans le port. L’après-midi, partez à Victoria-by-the-Sea, village d’artistes au bord de l’eau à environ 35 minutes, avec son phare-musée, ses chocolatiers et son petit théâtre.

Les amateurs de vélo peuvent aussi rouler une portion du sentier de la Confédération, l’ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable qui traverse l’île sur 273 km d’un bout à l’autre (449 km avec les embranchements).

Jour 5 : la côte est, Basin Head et East Point

Dernière journée sur la route côtière Points East, la plus sauvage de l’île :

  • Greenwich (parc national) : un sentier et une passerelle flottante mènent à travers des dunes paraboliques rares jusqu’à une plage immense.
  • Basin Head : sa plage de sable blanc est célèbre pour ses « sables chantants », qui crissent sous les pieds.
  • East Point et son phare, à la pointe est de l’île.
  • Souris, port de pêche d’où part aussi le traversier vers les Îles-de-la-Madeleine (Québec), pour qui veut prolonger.

Terminez à Wood Islands pour prendre le traversier vers la Nouvelle-Écosse (vérifiez l’heure du dernier départ), ou revenez dormir à Charlottetown et repartez par le pont le lendemain.

Récapitulatif de l’itinéraire

JourRégionTemps fortsNuit
1Ouest (route côtière North Cape)Région Évangéline, Musée acadien, West Point, North CapeSummerside
2Centre, côte nordGreen Gables, plage de Cavendish, North RusticoCavendish / North Rustico
3Centre, parc nationalBrackley, Dalvay, phare de CoveheadCharlottetown
4Centre, côte sudCharlottetown, Victoria-by-the-Sea, sentier de la ConfédérationCharlottetown
5Est (route côtière Points East)Greenwich, Basin Head, East Point, SourisTraversier ou Charlottetown

Les plus belles plages de l’Île-du-Prince-Édouard

PlageCôtePourquoi y aller
CavendishNord (parc national)Falaises rouges, surveillance en été, services
BrackleyNord (parc national)Grande plage, accès facile depuis Charlottetown
GreenwichNord-est (parc national)Dunes paraboliques et passerelle flottante
Basin HeadEstSable blanc « chantant », eau turquoise
Plages de la Région ÉvangélineOuestCalme et couchers de soleil sur la baie

Côté détroit de Northumberland, l’eau est généralement plus tempérée en été que sur bien d’autres côtes de l’Atlantique canadien. Respectez toujours les drapeaux et la surveillance, car les courants peuvent être forts côté golfe.

Que manger sur l’île ?

L’Î.-P.-É. est une destination gourmande : moules cultivées dans les baies, huîtres de Malpeque, homard (soupers au homard communautaires dans plusieurs villages en été), et bien sûr les pommes de terre, emblème de l’île. En septembre, le festival Fall Flavours met en valeur les produits locaux.

Se déplacer et se loger sur l’île

L’Île-du-Prince-Édouard se parcourt facilement en voiture : les routes sont bonnes, peu fréquentées hors de Charlottetown et de Cavendish, et les trois routes côtières balisées (North Cape, Central et Points East) guident le visiteur sans effort. Comptez environ 1 h entre Charlottetown et Cavendish, et 1 h 30 entre Charlottetown et East Point. Le vélo est une excellente alternative grâce au sentier de la Confédération et aux pistes du parc national, avec des entreprises de location et de transport de bagages.

Pour l’hébergement, l’île compte surtout des chalets, des auberges, des gîtes et des campings, plus quelques hôtels à Charlottetown et Summerside. En juillet et en août, les secteurs de Cavendish et du parc national affichent souvent complet : réservez dès l’hiver ou le début du printemps. Les campings du parc national (Cavendish, Stanhope) se réservent sur le site de Parcs Canada.

Avec des enfants

L’île est sans doute la province maritime la plus facile en famille : trajets courts, plages surveillées en été, fermes et sentiers faciles. Les sentiers de Green Gables, les dunes de Greenwich et une sortie à vélo sur une portion plate du sentier de la Confédération plaisent à tous les âges. Cavendish regroupe aussi plusieurs attractions familiales et parcs d’amusement en été.

Trois jours au lieu de cinq ?

Peu de temps ? Gardez le centre de l’île et une côte :

  1. Jour 1 : le pont, Victoria-by-the-Sea, Charlottetown.
  2. Jour 2 : Brackley, Covehead, Cavendish et Green Gables, souper de homard.
  3. Jour 3 : Greenwich et Basin Head, puis le traversier à Wood Islands.

Vous manquerez l’ouest acadien et North Cape, mais vous verrez les incontournables de l’île sans longue journée de route.

Conseils pratiques

  • Droits d’entrée : des droits de Parcs Canada s’appliquent en saison au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard ; la carte Découverte est valide.
  • Restez hors des dunes et loin du bord des falaises : les dunes sont fragiles et protégées, et les falaises de grès rouge s’érodent sans cesse.
  • Soupers de homard et restaurants populaires : réservez en juillet et en août, surtout la fin de semaine.
  • Soirées à Charlottetown : le Centre des arts de la Confédération accueille l’été le Festival de Charlottetown ; consultez la programmation de la saison.
  • Température de l’eau : agréable à partir de la fin juillet et en août, encore fraîche en juin. Un coupe-vent reste utile même par beau temps.

Quand partir à l’Île-du-Prince-Édouard ?

  • Juin : campagne verdoyante, lupins en fleurs le long des routes, peu de monde ; l’eau est encore froide.
  • Juillet-août : baignade, festivals, tout est ouvert. Réservez tôt à Cavendish et à Charlottetown.
  • Septembre-octobre : calme, festival gourmand, belles lumières ; certains attraits ferment après la fête du Travail.
  • Hiver : très calme, beaucoup d’établissements touristiques fermés ; le traversier ne fonctionne pas.
  • Distances courtes : beaucoup de découvertes sans longues journées de route.
  • Les plages les plus agréables pour la baignade de l’Est du Canada.
  • Destination idéale en famille, à vélo ou pour les gourmands.
  • Haute saison très courue autour de Cavendish.
  • Peu de transports en commun : la voiture ou le vélo sont nécessaires.
  • Beaucoup de services sont fermés hors saison.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour visiter l’Île-du-Prince-Édouard ?

Trois jours permettent un bon aperçu (Charlottetown, Cavendish, une côte), mais cinq jours sont idéaux pour couvrir l’ouest, le centre et l’est de l’île sans se presser.

Combien coûte le pont de la Confédération ?

Le péage est perçu uniquement en quittant l’île et couvre l’aller-retour. Les tarifs changent : consultez confederationbridge.com avant de partir.

Faut-il réserver le traversier pour l’Île-du-Prince-Édouard ?

C’est fortement conseillé en été. La traversée Caribou–Wood Islands dure 75 minutes ; présentez-vous au moins 40 minutes avant le départ.

Parle-t-on français à l’Île-du-Prince-Édouard ?

L’anglais domine, mais la Région Évangéline, à l’ouest de Summerside, est une communauté acadienne où l’on peut vivre en français.

Où voir la maison d’Anne aux pignons verts ?

À Cavendish, au lieu patrimonial Green Gables géré par Parcs Canada, dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

Sources